Le CERAP était présent lors du congrès de la NPIS en 2025. A cette occasion la Dre Isabelle Bertrand a présenté un poster sur les impacts d'un programme de formation aux pratiques des soins complémentaires de fasciathérapie et de somato-psychopédagogie sur le bien-être et l'empathie des apprenants
Problématique
Ce sujet revêt une telle importance qu'il est considéré comme un levier pour améliorer la qualité et l'efficacité des soins (étude ODOXA, 2025). L'une des causes souvent évoquées pour expliquer ce mal-être est le manque de formation des professionnels de santé aux compétences psychosociales (étude ODOXA, 2025). Des solutions ont par conséquent été proposées et intégrées aux cursus médicaux et paramédicaux.
Des études antérieures ont démontré que la pratique de la fasciathérapie DBM a un effet positif sur le développement de compétences relationnelles telles que l'écoute, la présence et l'attention chez les professionnels de santé (kinésithérapeutes et médecins) formés à cette approche (Lachance et al., 2023 ; Courraud et al., 2021 ; Courraud et al., 2019).
Pour cela, l'organisme de formation TMG Concept et le CERAP-UFP mènent une enquête longitudinale. Les stagiaires répondent à des questionnaires standardisés (MAIA, STAY, JSPE, PSS-14) de manière anonyme à différents stades de leur parcours (avant, pendant et après la formation).
Méthodologie
L'enquête a porté sur 82 stagiaires. Quatre questionnaires ont été utilisés pour évaluer le bien-être clinique et l'empathie. Ils ont été envoyés par courriel via le logiciel LimeSurvey, accompagnés d'un lien anonyme personnalisé. La collecte des données a été effectuée à deux moments : avant la formation (T1) et à la fin de la formation (T2).
Résultats
Discussion et perspectives
La formation à la fasciathérapie améliore de manière remarquable la conscience intéroceptive et, plus généralement, la conscience du corps et de soi.
Dans un contexte où la souffrance des soignants affecte la qualité et l'efficacité des soins, cette étude exploratoire montre que les formations développent la conscience intéroceptive des participants :
• elles améliorent leur bien-être psychologique (réduction cliniquement significative de l'anxiété et du stress perçu) ;
• elles enrichissent et maintiennent un niveau élevé d'empathie clinique.
L'étude émet l'hypothèse qu'enrichir le rapport du soignant à son corps pourrait contribuer à améliorer sa santé mentale globale ainsi que sa relation à son travail.
Limites Le nombre de répondants est insuffisant, avec un taux de non-réponse de 50 % au temps T2. Cela ne permet pas de généraliser les résultats.
Perspectives : Étendre l'étude à un plus grand nombre de participants, en incluant d'autres organismes dispensant la même formation ainsi que des formations à des interventions non médicamenteuses (INM) ne reposant pas sur le travail corporel.
Étudier les répercussions de ces changements sur la pratique professionnelle. Intégrer des questionnaires relatifs à la santé physique.

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